Sylvain Loisant: parcours - Sylvain Loisant

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Sylvain Loisant: parcours

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Sylvain Loisant invité d'honneur au salon des Artistes Lorrains le 10 mars 2012


Exposition à la galerie Roolbeek 2006 2008

 
 

Un parcours d'autodidacte
Sylvain Loisant peint depuis 1964. A dix ans, il apprends avec son grand père qui était un bon "peintre du dimanche".
En 1974, il organise sa première exposition au palais des congrès de Vittel.
Il fera jusqu'à aujourd'hui une vintaine d'expositions dans ce lieu dans lequel il a toujours rencontré un certain succès.
Il a participé dès 1975 ( au salon des artistes lorrains) ou il expose encore actuellement. Sylvain Loisant peint depuis 1964. .
Il a préparé de nombreuses expositions personnelles dans des espaces municipaux: galerie du bailli à Epinal 1985 1986, mairie de La Rochelle 1985, palais des congrès de Royan 1986, etc..
Il a exposé dans de nombreuses galeries en France , en Belgique, au Etats-unis, en Hollande.
Galerie délicearium 1984 Poitiers, galerie de la Grée Orvault (1985, 1987, 1989), galerie Yves de Gans Reims (1995, 1996), galerie Vendome Paris 1993, galerie Titren Beaune1994, galerie du Prado Liège (1997, 1998,...........2008), galerie cadrart Dijon depuis 1999, Rewelch galery Seatle et Palm Désert depuis 2005. Galerie du Dauphin Honfleur 2004, galerie Rollebeek Bruxelles, galerie Olivier Nancy 2009.
IL a été 5 fois invité d'honneur dans des salons en lorraine.
De 1987 à 1992, il a réalisé des oeuvres géantes (à Vittel surtout, mais aussi à Carquefou, à Pornichet)
Il a organisé de nombreux stages et cours de peinture depuis 1985, particulièrement lorsqu'il a ouvert avec Odile Bernard un atelier galerie à Vittel en même temps qu'à Nancy (atelier du passage bleu, en collaboration avec Thierry Marié) en 1992,



A bas le style
Sans doute, ma manière de peindre, ou plutôt mes manières de peindre peuvent surprendre par la diversité.
Le public aime reconnaître le "style" des peintres, et il est très déconcerté, voire parfois agacé lorsqu'un peintre varie ou expérimente beaucoup.
En effet il existe des shémas tout faits:
-un peintre est une personne bizare, fragile, caractérielle, imprévisible
-un peintre a un style
-un peintre est important quand il vend beaucoup ou quand il est vu à le télé, ou qu'il expose à l'étranger

Picasso a dit une phrase qui m'a influencée:" à bas le style".
Il trouvait stupide de s'enfermer dans des codes esthétiques, symboliques définitivement. Et, selon moi, il avait entièrement raison.
La liberté est le véritable but de la peinture, et s'enfermer dans un style pour plaire, pour vendre, ou pour être reconnu par des Esprits obtus et conditionnés est l'inverse de la liberté. Autant travailler à la chaine dans une usine, ce serait moins hypocrite.
Ne vous y trompez pas, le style est une marque de fabrique nécessaire à la commercialisation et à la médiatisation et rien d'autre.
Je peins massivement depuis l'âge de 10 ans, cela fait donc 45 années de pratique dont 35 de manière professionnelle. J'ai réalisé 2500 oeuvres environ. J'ai heureusement utilisé 5 styles différents. Quand j'ai réalisé plusieurs centaines d'oeuvres dans un style, je m'ennnuie, et j'expérimente d'autres voies, est ce si difficile à comprendre? J'aime aussi peindre simultanément avec plusieurs manières. Je conteste aussi l'dée "que l'on évolue" de style en style le long d'une pente ascendente. Le bon style est celui que j'ai envie à un certain moment d'utiliser par intuition et sensibilité, le mauvais style est une routine pathétique, même lorsqu'il permet de vivoter dans des galeries ou parfois d'être célèbre et riche.
En revanche, il existe un style naturel, qui est lié à notre propre énergie, il est une expression équivalente à notre style d'écriture. Ce style naturel très utile est facilement perturbé par le style mondain qui se nourrit de son énergie.
En ce moment, je ressens de grandes satisfactions à peindre un jours un paysage au pastel, puis le lendemain un portrait géant au couteau, avant de m'aventurer sur une petite série de toiles "philosophique" avec quelques retours sur des sujets que je peignais dans les années 80. Quel bonheur d'abolir le temps, la chronologie, d'être dans un pays sans chemin ou il n'est pas nécessaire d'avoir de carte d'identification.
Alors, si certains n'aiment pas mon approche, tant pis. Je tiens le coup depuis si longtemps et j'ai toujours la même envie de peindre et de m' aventurer que j'ai la faiblesse de croire que j'ai sans doute eu raison.



 
 
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